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Historique de la Commune

Aux portes de Chambéry, la commune de Barberaz est composée de 4 758 habitants (au 1er janvier 2017). Elle s'étale sur 380 hectares, entre 260 et 700 mètres d'altitude

Barberaz à travers le temps...

Aujourd'hui la majeure partie de ces 4758 habitants vit dans la "plaine", conquise naguère sur le territoire inondable de la Leysse et de l'Albanne qui, périodiquement, font encore valoir leurs droits, dans le parc de loisirs en particulier.

Le nom de Barberaz proviendrait du nom donné au territoire attribué au IIIème siècle à un certain Barbarius, c'est-à-dire le "barbare", terme désignant au temps des Romains celui qui venait d'ailleurs, c'est-à-dire l'étranger à l'Empire. Il y a peu de temps, ce nom était encore accolé à l'adjectif "petit" ou "pellu", et dans les documents du siècle dernier "Barberaz le Pellu" se distinguait du Grand Barberaz, l'actuelle cité de Challes-les-Eaux dont une rue porte encore le nom.

Pendant longtemps, la vie s'est déroulée sur le "coteau", ou "montagne", autour de l'église paroissiale dédiée à Saint Didier, encerclée par son petit cimetière. Elle était en si mauvais état et tellement exiguë pour accueillir une population toujours plus nombreuse, qu'il fallu au milieu du XIXème siècle en construire une nouvelle à quelques centaines de mètres de distance, tout près de la Cure où vivaient les Recteurs (curés) depuis la vente de l'ancien presbytère comme Bien National, au moment où les révolutionnaires français occupèrent la Savoie, vers 1792.
Quant à la plaine, secteur marécageux, il demeura longtemps une région hostile ; on y jeta dans un étang les juifs accusés d'être responsables de l'épidémie de peste ; on y construisit, aux confins de la Ravoire, les " fourches patibulaires " auxquelles on pendait ceux qu'on accusait de meurtre ou dont on voulait simplement se débarrasser ; on y exila durant de nombreuses années les Chambériens atteints de la lèpre ou de la peste à la Maladière, un hôpital tenu par des religieux, les Antonins, qui placèrent le site sous la protection de Sainte Madeleine.

Aujourd'hui, villas et immeubles ont poussé et la plaine de la Madeleine a donné naissance à une deuxième paroisse, Sainte-Thérèse, qui présente la particularité de desservir les quartiers de plusieurs communes. La vie de Barberaz a toujours été liée à celle de sa puissante voisine Chambéry : c'est là qu'on y accueillait en grande pompe, arrivant du Piémont, les ducs de Savoie, futurs rois de Piémont-Sardaigne, accompagnés de leur famille, tout près de la croix dite des Ambassadeurs ; c'est là que de puissantes et riches familles chambériennes possédaient un domaine où elles venaient se retirer à la belle saison : Milliet de Challes, puis de Boigne à Buisson Rond, Jean-Baptiste Salteur de la Serraz à la Tour de la Villette, de la Pérouse, de Montjoie, et d'autres encore qui savaient déjà apprécier, à quelques encablures de la ville, le cadre tranquille et bucolique de notre cité.

De nos jours, si Barberaz est avant tout une bourgade résidentielle, la municipalité a la volonté de ne pas en faire une commune dortoir. L'agriculture reste prospère dans la partie haute et ses productions, laits, fruits, viande, sont de qualité, tandis que la proximité de la voie rapide urbaine, qui hélas a fortement meurtri la commune, est devenue un élément d'attrait pour de nouvelles activités, essentiellement commerciales, artisanales ou tertiaires, tout en préservant l'essentiel de ce qui fait le charme de notre cité. La vie associative est particulièrement riche. De multiples activités sont proposées aux jeunes et moins jeunes ; les locaux mis à la disposition des associations ou le vaste parc de loisirs permettent à chacun de pratiquer le karaté, le scrabble, le tennis, la pétanque et bien d'autres choses encore… ou de se cultiver en assistant à une projection de diapositives, ou encore en empruntant un livre à notre bibliothèque municipale qui attend Galerie de la Chartreuse ; et pour celui ou celle qui aime la marche, de beaux circuits, faciles et accessibles à tous, offrent d'excellentes occasions de découvrir une végétation exceptionnelle et des vues merveilleuses sur nos montagnes savoyardes.

LE BLASON

La TOUR représente les demeures que les nobles et les bourgeois chambériens avaient fait construire sur le coteau pour y chercher en été la nature et la fraîcheur.

Les GRUES cendrées vivent en groupe sous la garde d'un des leurs, la " vigilance " portant une pierre ; si celle-ci s'endort, la pierre tombe, réveillant les autres. La vigilance, c'est Sainte Madeleine qui jadis depuis la chapelle de la Maladière veillait sur toute la plaine à qui elle a donné le nom.

Le LÉOPARD symbolise le nom de la commune qui viendrait du domaine qu'aurait possédé autrefois un barbare (un étranger). Au lion de l'empire romain chrétien on pouvait ainsi opposer le léopard.

Les FEUILLES DE CHÊNE sont la représentation du coteau, jadis couvert de forêts de châtaigniers et de chênes. C'est là que se sont installés les premiers habitants de Barberaz, la plaine restant marécageuse pendant de longs siècles

Et bien entendu, au cœur du blason la CROIX DE SAVOIE nous rappelle notre appartenance à l'ancien Duché et à l'actuel département